Étude en situation réelle : réduction du stress cognitif dans les bureaux

           

Ecophon et l’Institut de recherche sur le stress de Stockholm ont mené une étude inédite en conditions réelles pour comprendre l’impact de l’environnement acoustique dans les bureaux en open-space.

Notre objectif était d’étudier l’impact des propriétés d’un plafond acoustique sur la santé et sur la productivité des employés, ainsi que sur leur perception des distractions.

Et nos résultats sont clairs : créer un meilleur environnement acoustique permet aux collaborateurs d’être plus efficaces :

  • Jusqu'à 16 % de réduction de la gêne sonore ressentie, de façon générale.
  • Jusqu'à 25 % de réduction de la gêne sonore due aux bruits à proximité.
  • Jusqu'à 21% de réduction de la gêne sonore due aux bruits de fond.
  • Jusqu'à 11% de réduction du stress cognitif.

La réduction du stress cognitif se réfère à une capacité de concentration et de mémoire améliorée, à une meilleure prise de décision, à plus de facilité à penser clairement. Les chiffres ci-dessus sont basés sur la comparaison des résultats moyens.

Une structure unique

La structure de cette étude est unique pour deux raisons :

  • Cette étude est une étude de terrain réalisée en conditions réelles, alors que la plupart des études sont réalisées dans des environnements contrôlés créés spécialement pour l’occasion. Une étude de terrain peut fournir des résultats bien plus robustes puisque les facteurs psychologiques sont pris en compte.*

  • L’étude repose sur une structure croisée entre deux groupes de contrôle. Les mêmes résultats ont pu être observés au sein des deux groupes.


L’étude était divisée en trois phases:

   

A propos de l’étude

L’étude a été réalisée à deux étages des locaux de la municipalité de Sundbyberg (Suède), à proximité de Stockholm.

Les deux étages étaient identiques : même aménagement, même mobilier, même nombre de postes de travail et les collaborateurs réalisent le même type de tâches.

Un absorbant acoustique de Classe d’Articulation 190 était installé au plafond.

151 collaborateurs ont participé à l’étude. 

   
     
 

Les bureaux Sundbyberg  
Plus de visuels
 

 

 

1. Préparation de l’environnement sonore

Durant le weekend précédant le début de l’étude, les environnements sonores des deux étages ont été modifiés, sans que les collaborateurs ne soient prévenus :

  • Au 4ème étage, l’environnement sonore existant était bon, et a été davantage amélioré avec l’installation de panneaux muraux absorbants.
  • Au 5ème étage, la moitié des dalles de plafond absorbant ont été remplacées par des dalles réfléchissantes, avec une capacité d’absorption acoustique inférieure.

 

 
 

2. Du meilleur au pire des conditions sonores, et inversement

Après trois semaines, les conditions acoustiques ont été inversées entre les deux étages Durant le week-end, lorsque les collaborateurs étaient absents.

 

  • Le 4ème étage, qui initialement bénéficiait d’une meilleure acoustique, s’est retrouvé avec un environnement acoustique dégradé. Les panneaux muraux absorbants ont été retirés et le plafond a été remplacé par des dalles fortement réfléchissantes.
  • Les conditions acoustiques du 5ème étage ont été améliorées en conséquence, en réinstallant un plafond acoustique de haute qualité et des panneaux muraux acoustiques.

 

 

 

3. Retour aux conditions acoustiques d’origine 

Après encore trois semaines, nous avons à nouveau les conditions, de telle sorte que :

  • Le quatrième étage a retrouvé son bon environnement sonore.
  • Le cinquième étage a récupéré un environnement sonore dégradé.
 


Distance de confort

L’acoustique des environnements de travail a été mesurée à plusieurs reprises au cours de l’étude, conformément à la norme ISO 3382-3. Ainsi, nous avons mesuré la distance de confort des employés.

L’étude a montré que les individus sont fortement affectés par l’environnement sonore des bureaux ouverts. En termes de distance de confort, nous avons constaté une nette différence au niveau de la propagation des voix :



La distance de confort est améliorée de 35% à l'étage qui bénéficie de la meilleure acoustique.

 

 

Gêne sonore ressentie, de façon générale

L’amélioration des conditions sonores a conduit à des résultats significatifs concernant la réduction de la gêne sonore ressentie de façon générale. La même tendance a été observée aux deux étages. 

La bande centrale (T2) montre l'amélioration et la dégradation des conditions sonores.

 = Etage 4   = Etage 5

 
Niveau de gêne

Périodes de test

Gêne sonore due aux bruits à proximité

Les résultats de l’étude ont montré des résultats significatifs concernant la réduction de la gêne sonore perçue à proximité grâce à l’amélioration de l’environnement sonore. La même tendance a été observée sur les deux étages, bien que dans des proportions différentes.

La bande centrale (T2) montre l'amélioration et la dégradation des conditions sonores.

 = Etage 4   = Etage 5 

 
Niveau de gêne

Périodes de test

Gêne sonore due aux bruits de fond 

L’amélioration des conditions acoustiques a conduit à une réduction significative de la gêne perçue à distance.

La bande centrale (T2) montre l'amélioration et la dégradation des conditions sonores.

 = Etage 4   = Etage 5 

   
LNiveau de gêne

Périodes de test

Stress cognitif ressenti

L’étude a également montré que les conditions sonores améliorées ont permis de réduire de significativement le stress cognitif.

La bande centrale (T2) montre l'amélioration et la dégradation des conditions sonores.

 = Etage 4   = Etage 5 

   
Niveau de gêne

Périodes de test

Lire l’intégralité de l’étude

L’étude a été conduite en collaboration avec l’Institut de Recherche sur le Stress de Stockholm dans les locaux de la municipalité de Sundbyberg (Suède) au printemps 2014, sous la direction du Dr Aram Seddigh. Les résultats de l’étude ont été publiés dans le Journal of Environmental Psychology en septembre 2015.

Lire et télécharger l’intégralité de l’étude sur www.sciencedirect.com

         
   

 

L’Institut de recherche sur le stress est un centre de recherche suédois sur le stress, le sommeil et la santé.

L’Institut est rattaché au département des sciences sociales de l’Université de Stockholm.

 

   

 




* Dr Nigel Oseland est l’un des plus grands consultants en espace de travail. Ses études sur la psychoacoustique ont montré que les facteurs psychologiques ont un impact plus important que le son lui-même.

Pour cette raison, les environnements sonores et les effets de leur modification dans une pièce doivent être étudiés dans un environnement réel de travail. 

Autrement, nous risquions de manquer les facteurs qui ont le plus d’effet.